Les "point G" de mes surfs.
Une géographie personnelle du Web.
Réalités virtuelles, toutes nues et commentées...
L'agriculture ?
Il y a celle que nous "connaissons" (plus ou moins selon que nous sommes ou non attentifs à ce secteur d'activité complexe) telle qu'elle se fait à nos portes, et qui revêt déjà plus d'une forme, et il y a toutes les agricultures qui se pratiquent de par le monde, dont les échos ne sont souvent pas venus à nos oreilles.
Or "mondialisation des échanges", essor démographique planétaire et courants aériens atmosphériques et stratosphériques obligent, la moindre des pratiques agricoles a potentiellement une portée mondiale.
Cette "moindre des pratiques" s'illustre par l'utilisation du bâton à fouir, simple tige de bois utilisée pour creuser un petit cratère dans lequel on place une graine, ou pour déterrer un tubercule.
Il y aurait sur Terre 1 milliard et 330 millions d'agriculteurs environ.
Un milliard ne bénéficie ni d'irrigation, ni d'amendements ni de mécanisation ou de traction animale, 300 millions ne bénéficieraient que de la traction animale et 30 à 50 millions disposeraient à la fois d'irrigation, d'amendements et de mécanisation.
On comprend donc l'importance du bâton à fouir dans le panorama agricole mondial (chiffres approximatifs, ordre de grandeur crédible, l'image du bâton à fouir peut être remplacée par celle d'une houe, d'une bêche...).
Une autre de ces moindres pratiques (par le fait qu'un nombre "minime" d'agriculteurs y recourt, soit un certain nombre des 30 à 50 millions des mieux équipés) est l'utilisation du bromure de méthyle comme insecticide.
Après avoir éradiqué les insectes il rejoint la haute atmosphère où il agit comme un destructeur d'ozone 40 fois plus puissant que les CFC.
Au niveau mondial l'agriculture souffre de déséquilibres de toutes sortes, nous venons de l'évoquer du point de vue des méthodes et moyens utilisés qui sont cause de souffrances, de famines, d'enrichissements aussi : l'équité ne règne pas plus que l'égalité des chances, de par le monde.
C'est déjà (ou ce devrait être) un sujet de préoccupation majeur mais il n'est pas le seul, toutes choses égales par ailleur... et certaines constantes de base risquent de varier pour aggraver le tout (chapitre suivant) !
Hormis ces inégalités on peut imputer à l'agriculture un certain nombre de dommages graves : la qualité déplorable des eaux en France (mais ailleurs aussi) lui est en très grande partie due, elle provoque des pollutions océaniques de surface (algues vertes qui bordent régulièrement la Bretagne en été depuis quelques années) ou profondes (des zones importantes d'où toute vie a disparu), c'est à des remaniements de cours d'eau destinés à favoriser la culture massive du coton que l'on doit le dramatique assèchement de la mer d'Aral...
Dans certains pays, en Ouzbekistan pour le secteur de cette mer asséchée (il se construit un nouveau canal pour irriguer le coton), en Turquie... se sont construits d'immenses barrages afin de disposer de stocks d'eau permettant l'agriculture massivement irriguée.
Outre que ces retenues d'eau peuvent priver des pays situés en aval des apports qu'ils recevaient précédemment avec les tensions politiques qui peuvent en résulter, certaines formes d'irrigation conduisent à une telle salinisation des sols qu'il ne faut pas envisager qu'ils restent cultivables pendant très longtemps, et il sera quasiment impossible de les restaurer...
De plus "les choses ne resteront pas égales" dans la mesure où les conditions qui ont été les nôtres jusqu'à maintenant changent à grande vitesse : le climat se réchauffe et cela aura des conséquences que, curieusement, personne ne semble vouloir se lancer à chiffrer.
Mais la tâche est peut-être trop difficile avec les moyens et connaissances dont nous disposons.
Si ce réchauffement du climat se poursuit il faut au moins que nous nous attendions à un recul important des rendements de l'une des céréales les plus consommées au monde, le riz.
Il a été estimé que ce rendement devrait diminuer de 9% par degré supplémentaire d'élévation de température, ce qui ne sera pas sans influence sur les équilibres mondiaux... (Les effets de la hausse des températures diurnes et nocturnes sur la croissance et les rendements de certaines plantes cultivées).
En mer ou sur terre nous assistons à des disparitions et migrations d'espèces et, lorsq'il y a migration nul ne sait si les espèces en cause auront la capacité de s'adapter.
Il n'est notamment pas garanti que les écosystèmes vers lesquels elles migrent pourront assurer durablement leur subsistance en toutes saisons.
Ces migrations, tout comme certains phénomènes que l'on constate (à titre d'exemple la très mauvaise résistance des forêts de hêtres les plus méridionales en Europe, depuis quelques années) devraient nous alerter sur l'incapacité dans laquelle nous pourrions nous trouver de poursuivre la culture de certaines espèces, et l'Inra envisage le remplacement du maïs par le sorgho (pdf) dans certaines régions de France.
Il serait possible que nous soyons contraints à de profonds remaniements qui changeraient nos paysages, nos habitudes, certains aspects structurels de nos économies...
Il faut ici un grand "s" car j'aborderai ce secteur par une certaine variété d'approches, en présentant des données glanées au fil des sujets qui ont pu m'intéresser et m'ont mené vers le bambou, l'amaranthe (la plus vieille céréale consommée par les hommes), la qualité des sols, les questions de fertilisation...
En route ?
Par cam3451, le Vendredi 21 Mars 2008 Ã 13 h 50 mn. IP : xxx.x6.22.250
Qu’allons-nous mettre dans nos assiettes et à quel prix ? Comment cultiver Bio ? Agriculteur, toujours un métier d’avenir ? Qui nourrira les 9 milliards d’habitants de la planète en 2050 ? Quelles seront les productions agricoles de demain ?
L’agriculture redevient un sujet d’actualité, au cœur nos préoccupations quotidiennes et des grands défis de la planète. Alors, parlons agriculture !
Le site www.parlonsagriculture.com permet à chacun de s’exprimer pour prendre part à un débat citoyen devenu nécessaire et invite citadins et agriculteurs à communiquer en direct et à renouer le dialogue pour mieux se connaître et se comprendre mais aussi pour échanger sur les questions que posent l’avenir.
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