Les "point G" de mes surfs.
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Carburants produits par l'agriculture ou carburants d'origine biologique ?
Mais pétrole, gaz, lignites, bitumes... toutes nos ressources énergétiques fossiles sont d'origine biologique : il serait probablement préférable d'utiliser le terme "agrocarburants" pour désigner ces carburants que nous fournira l'agriculture.
Des carburants qui ne couvriront jamais l'ensemble de nos besoins, si toutefois ces besoins demeurent au niveau très élevé que nous connaissons, car la surface cultivable en espèces dédiées à ce type de production sont aussi limitées qu'inextensibles à l'infini.
Et l'on distingue mal ce qui pourrait poser des limites à nos "besoins" : nous sommes capables d'en créer chaque jour de nouveaux, et se posera un jour une question capitale, qui sera de définir ce qu'est réellement un "besoin".
On pourrait amorcer cette définition en avançant qu'un "besoin" serait ce qui conditionnerait notre survie, le reste pouvant être rangé dans la case "superflu".
Mais cela se complique si l'on considère que toute personne qui obtient une rémunération en fabriquant un produit d'une utilité nulle ou marginale (du point de vue du nécessaire vital) mais qui a trouvé son marché, et donc se vend et procure des revenus, trouve dans cette fabrication une solution pour assurer ses propres besoins vitaux.
Ainsi même si le produit n'a aucune utilité vitale pour le client, il en a une incontestable pour celui qui le fabrique, à moins que ce dernier puisse accéder à une source correcte, équivalente, de revenu sans fabriquer cet élément de superflu.
En conséquence si nous voulons réellement diminuer les impacts de nos sociétés sur la planète (surexploitation, modifications du climat, pollutions...) il nous faudra recadrer quelques notions, quelques concepts, et modifier bien des modes de fonctionnements de nos sociétés, ce qui peut donner lieu à des réflexions ardues...
Le développement d'industries ou d'activités plus artisanales des agrocarburants est en cours un peu partout dans le monde sous une grande variété de formes.
Il sera difficile d'en faire le tour d'autant plus que de nombreux scientifiques s'intéressent de près à cette question et mettent au point des procédés nouveaux, en affinent d'autres...
Il faudra toujours examiner la question d'un agrocarburant selon au moins ces 3 critères : le rendement thermodynamique, l'impact environnemental, l'impact social.
Cette grille, que l'on peut étendre, permet déjà une évaluation de bonne qualité, et elle pourrait servir de base à un débat public qui peut sembler indispensable puisqu'il s'agit de nous engager dans des voies qui auront un impact non négligeable sur notre avenir.
A quel effort faudra-t-il consentir pour obtenir une "unité d'énergie" d'un carburant d'origine agricole ?
En d'autre termes quel sera le bilan énergétique final, qui est la soustraction de l'énergie injectée dans le processus de fabrication de l'énergie obtenue en fin de course ?
C'est cette soustraction qui nous dira si un procédé est plus ou mois efficace qu'un autre, et mérite ou non d'être privilégié.
Quel est le coût environnemental de chaque procédé ?
Occasionne-t-il des pollutions, des dégradations de l'environnement, porte-t-il atteinte à la biodiversité ou la favorise-t-il... ?
Nous ne devons plus raisonner en termes financiers bruts, nous devons intégrer les coûts externes des agrocarburants pour les évaluer parce-que leur mise en oeuvre répond à un souci de préserver l'environnement, d'abord et avant tout, et non d'utiliser ce prétexte à des fins d'enrichissement.
Cela étant il n'est pas concevable de promouvoir des agrocarburants qui n'auraient pas leur place sur le marché du fait de leur coût excessif.
A qualité égale sur les deux premiers critères il sera toujours plus bénéfique à la société de privilégier la solution qui sera le mieux acceptée socialement, et l'un des critères de cette acceptation peut être liée au volume d'emplois générés par la solution retenue.
Or certaines voies, celle des huiles végétales pures par exemple dont le gouvernement français freine énergiquement le développement, présente de nombreux avantages selon ces 3 critères principaux par rapport aux filières qu'il entend privilégier...
Par Titus2, le Jeudi 22 Février 2007 à 17 h 34 mn. IP : xxx.x14.40.253
A partir de cette année, la production mondiale de pétrole va décroître à un rythme de plus en plus important, le pétrole conventionnel et facile à extraire comme le pétrole aux conditions d'extraction difficiles et très coûteuses.
... nous aurions une production limitée à 80 % dans 12 ans et à 50 % dans 20 ans, car les réserves de pétrole ont été surestimées. Les piles à combustible et les biocarburants sont des solutions illusoires il faudrait 3 à 4 fois la surface de la France pour remplacer le seul pétrole utilisé comme carburant).
Lire : La fin du pétrole pour en savoir plus.
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