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Le développement des énergies de biomasse ne se fera pas sans l'intervention du secteur associatif : comme dans d'autres domaines il peut y jouer différents rôles.
Si l'éolien peut faire intéragir plusieurs types d'acteurs (collectivités territoriales, entreprises de fourniture de matériel ou d'électricité, propriétaires terriens de différents statuts...) le secteur de la biomasse pourrait mobiliser un nombre d'acteurs encore plus important pour plusieurs raisons.
Il est d'abord en prise directe sur l'agriculture, un monde riche en intervenants variés dans leurs métiers et dans leur taille, qui va de la petite exploitation à la très grande culture.
Et tout exploitant agricole peut être vu a priori comme un producteur effectif ou potentiel de biomasse.
S'il est difficilement concevable qu'un petit groupe de personnes ou d'entreprises puissent se lancer dans certaines formes d'activités qui nécessitent de gros investissement mais pourraient peser à terme sur la composition du panorama énergétique, cette intervention des acteurs de faible "surface financière" dans le secteur de la biomasse pourrait devenir détout à fait significative dans une vision globale de la production d'énergie du fait à la fois de la grande variété de formes de biomasse, de la diversité des mises en oeuvre possibles et du nombre élevé d'acteurs : les petits ruisseaux font les grandes rivières.
"Biomasse" ne signifie pas automatiquement gros investissement industriel, et cette méthode de d'arboriculture que je citais en page d'introduction à cette rubrique, le Ttcr ou taillis à très courte rotation, est à la portée de tout cultivateur qui peut accéder à une moissonneuse à maïs, puisque c'est cette machine que l'on utilise pour la récolte.
Ainsi quelques agriculteurs pourraient utiliser leurs surfaces en jachère (pour peu qu'ils y aient droit) afin de fournir des copeaux de bois aux habitants et collectivités de leur commune, et ce n'est là qu'un exemple d'activité liée à la biomasse.
Une activité locale, à petite échelle mais qui peut jouer un très grand rôle par effet cumulatif, si de nombreux "petits" acteurs s'y investissent.
Nous pouvons donc penser que le monde associatif pourrait être un lieu privilégié de rencontre de différentes professions et spécialités où se tisseraient des liens de collaboration pour la mise en oeuvre de nouvelles sources d'énergie.
Dans ce domaine il commence à régner dans le monde une activité fébrile et il est utile de pouvoir s'enrichir des expériences conduites ailleurs : collecter les informations (veille technologique), les étudier, mettre au point des procédés ou affiner des méthodes existantes, diffuser cette information, recueillir des retours d'expérience... : ce sont quelques unes des tâches que peut assurer le monde associatif et l'on peut compter sur sa vigueur pour en faire encore plus !
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