Les "point G" de mes surfs.
Une géographie personnelle du Web.
Réalités virtuelles, toutes nues et commentées...
Définir un code de conduite sociale (ou améliorer ceux dont nous disposons) qui aurait prépondérance sur tous les autres codes (ce qui devrait dans un premier temps au moins faire en sorte que la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme ait effectivement la primeur sur tout autre type de règle, celles de l'OMC comprises) : voilà l'enjeu de l'adaptation de nos actions, de nos économies, à l'environnement dans lequel elles s'exercent qui est la Terre.
On me fera remarquer que tout cela s'est largement débattu depuis parfois la nuit de temps, que nulle unanimité n'a pu se faire sur un grand nombre de question (faut-il une société plus égalitaire pour que "tout aille mieux" ou une société inégalitaire serait-elle plus profitable à tous n'a jamais reçu de réponse convaincante dans l'un ou l'autre sens, par exemple).
Les "grandes idéologies" appartiennent au passé, les religions gagnent plus ou moins de terrain ici ou là mais au fil de l'histoire il est peut-être un peu tôt pour affirmer qu'elles pourraient "être l'avenir" de l'humanité, ce dont je doute avec beaucoup de force.
A défaut de solution de substitution convaincante, devons-nous nous contenter de ce que nous avons ?
Certes non : il est démontré que nos façon d'agir aujourd'hui sont dangereuses pour tous.
Croissance de la consommation de biens matériels source de pollution croissante, croissance des atteintes portées à la biodiversité qui induit la croissance du taux de disparition des espèces vivantes...
Certes il est urgent de mettre un frein sévère à certaines de ces croissances qui pourraient mettre en danger la survie de l'humanité (on peut tenir pour acquis que ce danger existe si l'on se fie à certains indices, comme celui de l'acidification en cours, très nettement constatée même si elle demeure assez faible, des océans).
Il nous est donc proposé de nous diriger vers un mode de "croissance durable", un mode de "décroissance" ou un système de "croissance zéro" dont on a du mal a saisir ce que chacun d'entre eux recouvre.
Quelles modifications chacun de ces modes induirait-il ?
Quelles seraient les conséquences économiques, sociales, politiques, juridiques, environnementales... de leur instauration ?
Et par quelles modalités cette instauration pourrait-elle intervenir ?
Souvenons-nous que nous sommes tous concernés : la planète entière partage le même destin, et l'instauration d'un système différent au nom de ce destin devrait se faire de façon homogène, nous concernant et nous affectant tous, tous les états et tous les individus du monde.
A moins que des phénomènes catastrophiques bouleversent l'ensemble de nos économies au point qu'il nous devienne impossible de continuer dans la voie où nous sommes il semble très peu probable qu'il soit possible de convaincre rapidement l'ensemble des gouvernements et des citoyens de la Terre d'adopter massivement du jour au lendemain des comportements différents.
Se pose également la question des disparités de développement entre différents pays : un scénario de décroissance économique imposé à tous, obligatoire, permettrait-il à des pays très peu développés d'atteindre un niveau de vie correct ?
Quels transferts seraient jugés "acceptables" par les plus riches vers les plus pauvres dans un contexte de non croissance qui signifierait probablement que l'on "déshabille Pierre pour habiller Paul" ?
Jusqu'où conviendrait-il de déshabiller l'un ?
Est-il raisonnable pour un pays, ou même un petit groupe de pays, de quitter le flux général pour adopter un modèle d'où la croissance serait bannie ?
Que deviendrait la place de ce ou ces pays dans le contexte international ?
Ne risqueraient-ils pas de devenir des enclaves décadentes (au moins d'un point de vue économique) dans un milieu qui leur serait franchement hostile (car ce ou ces pays devraient agir en violation d'un certain nombre de traités internationaux) ?
L'idée a été émise dans différents cercles d'utiliser d'autres indicateurs que le PIB afin de décrire l'état d'un pays, et non seulement l'état de sa production d'un point de vue strictement économique.
Certains proposent même d'abandonner ce PIB.
S'il existe d'autres indicateurs (il en a été développé un certain nombre) capables de refléter d'autre types de paramètres et dont l'utilisation pourrait être profitable à différents points de vue cette substitution pure et simple ne semble pas être une solution idéale dans la mesure où elle ne permettrait pas d'assurer une comparaison spatio-temporelle convenable : la comparaison de certains résultats d'un pays à un autre ne serait plus possible, elle ne se ferait pas non plus d'un point de vue historique à moins qu'un organisme se chargeât de recalculer l'indice de chaque pays chaque année et pour une série temporelle remontant à un certain passé sur lequel il conviendrait de se mettre d'accord.
Enfin qu'en serait-il si de nombreux pays décidaient d'appliquer chacun son propre mode de calcul, plus ou moins incompatible avec les autres ?
Le besoin qui aujourd'hui se fait jour de pouvoir évaluer les "performances" de chaque pays et de chaque secteur d'activité de façon plus complète et plus approfondie est un besoin mondial, destiné à produire des données comparables dans l'espace et dans le temps qui pourront servir de guide aux modifications que nous devrons apporter à nos manières de faire et d'agir, destiné à permettre si nécessaire l'élaboration de nouveaux traités, de nouvelles législations.
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