Les "point G" de mes surfs.
Une géographie personnelle du Web.
Réalités virtuelles, toutes nues et commentées...
Biocarburants = agrocarburants ?
Pas si certain, en fin de compte !
Certes on considérera que l'essentiel de la matière biologique dont nous disposons ou pouvons disposer provient essentiellement de l'agriculture, qui est la "culture de la terre" d'un point de vue étymologique.
Nous imaginons donc récolter une plante dans un champ et la transformer en carburant, mais est-ce bien tout ce que nous pouvons faire ?
Une ville suédoise utilise depuis peu différents déchets, provenant notamment d'abattoirs, pour produire un carburant automobile, et l'on expérimente ici et là la culture de certaines espèces d'algues en réacteurs afin de produire des biocarburants qui n'auront plus rien d'agricole puisque la "terre" ne sera plus qu'un lointain substrat.
Et si nos eaux usées pouvaient devenir la matière première d'une production de biocarburants à partir d'algues ?
Notons aussi que les mêmes eaux usées, riches en divers nutriment, pourraient alimenter des cultures de saules (ou de frênes ?, de peupliers ?) en Taillis à très Courte Rotation (TtCR) qui auraient meilleure figure dans nos banlieues que bien des stations d'épuration, et fourniraient un travail éventuellement meilleur à moindre coût en même temps qu'un combustible qui sera de plus en plus prisé, le bois en paillettes.
Un bois dont une partie pourra être avantageusement détourné de la combustion pour venir fertiliser des terres sur lesquelles on cultiverait des espèces "à biocarburants" sans engrais et traitements de synthèse, par la technique du Bois Raméal Fragmenté (BRF, voir rubrique "Agriculture").
Ainsi l'on modifierait les bilans carbone et N20 des sols dans un sens favorable...
Ne pas se contenter de ce que l'on avait l'habitude de faire, voir un peu plus loin, tenter de croiser les problématiques entre différents secteurs, par exemple eaux usées et biocarburants : quelles interactions constructives possibles ?
Voilà ce qui peut nous ouvrir des pistes susceptibles de résoudre dans une même dynamique des ensembles de problèmes qu'en général on aborde en ordre dispersé, sans établir de liens, et que l'on résout avec plus ou moins de succès à des coûts parfois prohibitifs.
Et c'est bien ce que l'on constate du point de vue de la qualité des eaux : on les pollue fortement, puis on les traite à l'entrée du réseau avec un coût élevé, on les retraite plus ou moins complètement, très mal en fait car de nombreuses molécules, oestrogènes, médicaments... passent les barrières des stations d'épuration et se retrouvent dans rivières et nappes phréatiques alors que nous savons que certaines solutions de phytoremédiation permettraient de les dégrader ET de produire de la biomasse, donc un potentiel pour les biocarburants ou biocombustibles.
Huile, diester ou éthanol ?
On ne peut se contenter de quelques solutions toutes faites, solutions bateau, bricolées à la va vite si nous voulons réellement venir à bout d'un certain nombre de pollutions graves et réduire de façon importante nos émissions de gaz à effet de serre.
Il faut tenter de conjuguer tout ce qui peut se conjuguer, afin d'obtenir un haut niveau d'efficacité.
Cela nécessitera plus d'imagination, plus d'efforts, mais nous serons payés de retours d'une valeur incomparablement plus grande.
En attendant que de telles approches murissent, cette rubrique vous en présentera quelques-unes plus classiques mais non dénuées d'intérêt.
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