Les "point G" de mes surfs.
Une géographie personnelle du Web.
Réalités virtuelles, toutes nues et commentées...
La demande, française, européenne, mondiale, en électricité ne cesse de croître et les prévisions, quelle que soit la zone géographique envisagée, ne s'orientent pas à la baisse.
Pour y répondre la solution la plus classiquement envisagée est la construction de nouvelles centrales, nucléaires dans certains pays, thermiques souvent, de celles qui brûlent des réserves fossiles et émettent des gaz à effet de serre.
On nous annonce que les gaz de combustion seront traités, que le CO2 qu'ils contiennent sera capturé puis enfoui : un jour peut-être mais ce n'est pas aujourd'hui le cas et cela ne se fera pas sur les 12000 MW de centrales thermiques qui se construiront en France d'ici 2012.
Certes des expériences sont en cours, par exemple celle qui consiste, près du Hâvre, à utiliser le CO2 produit par la combustion pour cultiver massivement des micro-algues qui pourront être transformées en combustible ou carburant.
L'idée semble séduisante mais elle n'apporte aucune réponse satisfaisante en matière d'émissions de gaz à effet de serre, car ce processus consiste simplement à différer le transfert dans l'atmosphère du carbone tiré du sol de quelques semaines ou quelques mois, avec au final le même enrichissement de l'atmosphère en carbone.
Cette production de micro-algues constitue une amélioration de l'utilisation de la ressource primaire (charbon ou gaz, et 50% du charbon utilisé en France l'est par EDF pour la production d'électricité), tout comme la cogénération (électricité - chaleur, ou utilisation de la chaleur issue des systèmes de refroidissement de la centrale).
Ces améliorations apportent une économie puisque leur produit (chaleur, combustible, carburant...) est utilisé à la place de la consommation d'autres ressources et elles participent donc à la diminution des émissions de gaz à effet de serre.
Mais au final toute nouvelle centrale de ce type sera de toutes façons la source d'un accroissement de l'extraction de carbone de la lithosphère vers l'atmosphère, et c'est le volume global du carbone que nous transférons ainsi qu'il faut absolument diminuer.
Il nous faudra donc recourir de plus en plus à une électricité "verte", produite sans affecter de façon négative notre environnement.
L'hydraulique ? Pas partout ni n'importe comment, ainsi le barrage de Petit Saut en Guyane est-il une source importante de pollution par le méthyl-mercure (CNRS Info) et a eu des effets néfastes importants à divers points de vue, qu'il s'agisse de la biodiversité ou des pratiques d'orpaillage sauvage facilitées par cette nouvelle voie de pénétration dans un territoire hier plus difficile d'accès.
L'éolien, le solaire thermique ou photovoltaïque, l'énergie des vagues, houles ou courants marins, le recours à la biomasse... ?
Ces hypothèses et bien d'autres devront être examinées avec soin en fonction de leur efficacité globale (bilan bénéfice apporté / inconvénients générés) mais il ne faudra jamais oublier que l'une des très grandes ressources dont nous disposons tient aux économies que nous pourrions réaliser.
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