Les "point G" de mes surfs.
Une géographie personnelle du Web.
Réalités virtuelles, toutes nues et commentées...
Le taux de croissance des économies mondiales s'affiche à la hausse et l'on sait que cette croissance est indissociable d'une consommation d'énergie de plus en plus forte, même si la tendance à ce qu'une même unité d'énergie produise une plus grande quantité de biens se vérifie de plus en plus.
L'accroissement de notre efficacité ne nous met donc pas à l'abri de la croissance de la demande en énergie, à laquelle correspond également l'accroissement de nos émissions de gaz à effet de serre et de diverses pollutions.
Il nous faut donc aujourd'hui de plus en plus de ressources qui seraient susceptibles de polluer de moins en moins, et cela resterait vrai même si nos sociétés devenaient un peu plus économes, moins gaspilleuses.
Cela s'inscrit dans le cadre d'un épuisement en cours de certaines réserves (pétrole) qui entraîne au recours à d'autres ressources fossiles très polluantes comme le charbon, la lignite, les schistes bitumineux.
S'il s'agit d'utiliser au mieux les ressources dont nous disposons, c'est à dire avec un maximum d'efficacité, sans endommager notre environnement ni mettre en péril qui que ce soit en fournissant à nos sociétés l'énergie dont elles ont besoin dans de bonnes conditions financières et sociales il faut examiner chaque type de ressource selon une grille de critères assez stricts.
Tenir compte de leur rendement thermodynamique global, de la source à l'utilisation finale, des pollutions qu'elles génèrent, des coûts qu'elles engendrent pour la société (et notamment les coûts "externes" comme l'augmentation du trafic routier par exemple si une source particulière d'énergie nécessite de nombreux transports entre différents lieux au cours du cycle production / distribution), du coût lié à des subventions dans certains cas, du "rendement social" (création d'emplois par exemple, plus ou moins important entre deux solutions)...
Il semble que les choix effectués par la France en matière de biocarburants n'ont pas été examinés selon de tels critères, et l'on s'aperçoit que les grands bénéficiaires de ces choix seront de grandes entreprises, agricoles et pétrolières, alors que d'autres voies auraient permis plus de créations d'emplois et une répartition des bénéfices plus équitable au sein de notre pays.
En examinant de près les différentes sources disponibles on s'aperçoit qu'un certain nombre de celles qui ont été retenues ou sont à l'étude peuvent effectivement fournir une certaine quantité de carburants issus de l'agriculture mais on voit aussi que, dans certains cas, une utilisation différente des mêmes sources, par exemple en combustion dans des appareils de chauffage, offriraient une rendement thermodynamique beaucoup plus élevé pour un coût moindre, le matériau étant utilisé sous une forme assez brute tandis que l'obtention d'un biocarburant nécessite en général des transformations coûteuses du produit source.
Dans ce cas, et si une des principales motivations à ce que nous utilisions des énergies d'origine agricole est la réduction des émissions de gaz à effet de serre, il nous reste beaucoup de travail à faire pour réduire ces émissions en provenance des installations de chauffage, et une combustion directe de certains produits agricoles produira un effet nettement plus convaincant que leur transformation en biocarburants.
On en vient donc naturellement à se demander si l'idée d'utiliser des carburants automobiles d'origine végétale procurera des avantages réels en termes de changements climatiques.
Ce sera probablement vrai pour certains agrocarburants, faux pour d'autres.
La nécessité de disposer d'un minimum de savoir dans les domaines de l'énergie s'impose donc aux citoyens afin qu'ils puissent se prononcer sur les choix qu'effectueront les politiques.
Et cette nécessité devrait s'imposer avec plus de force encore à la presse, qui nous sert volontiers des informations partielles, partiales, parfois étonnantes, dans ce domaine comme dans d'autres...
Ainsi ce "reportage" sur les huiles végétales pures diffusé par "une grande chaîne" où l'on nous expliquait leurs simplicité d'utilisation : "...il suffit de mélanger l'huile à l'essence en la versant directement dans le réservoir...".
Je ne vous conseille pas cette recette : les huiles végétales pures ne peuvent être utilisées qu'avec des véhicules diesel...
Par nicolas3585, le Samedi 28 Mars 2009 Ã 13 h 36 mn. IP : xxx.x02.45.70
Un site internet que je consulte fréquemment sur le photovoltaïque agricole :
http://www.photovoltagri.fr/
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