Les "point G" de mes surfs.
Une géographie personnelle du Web.
Réalités virtuelles, toutes nues et commentées...
L'instauration d'une autre forme de dynamique mondiale a été l'objet de nombreuses réflexions, colloques... dans différentes sphères et c'est une des préoccupations de l'ONU.
Il semble qu'une habitude bien ancrée veuille que, face à une nécessité largement reconnue, une volonté plus ou moins affirmée d'agir puisse émerger qui se traduira généralement par la créations de commissions appropriées afin de réunir les représentants de tous les pays et de parvenir, un jour lointain peut-être, à leur arracher un accord a minima qui ne satisfera personne et ne remplira pas les conditions indispensables à la résolution correcte du problème que l'on espérait pouvoir régler.
Nous pourrons attendre très longtemps cette nouvelle dynamique si nous confions notre destin à ces instances lourdes qui rassemblent des acteurs dont le souhait principal est de protéger leurs "acquis".
Et nous l'attendrons d'autant plus longtemps que les pré requis de cette nouvelle dynamique pourront ressembler à une menace pour ces acquis, une attente sans fin si la menace est réelle car tous les groupes de pression possibles et imaginables se ligueront pour que la négociation échoue.
Il faut donc inventer une manière de procéder qui serait susceptible d'initier cette nouvelle dynamique sans requérir l'intervention de ces instances lourdes et qui ne permettrait pas à ces groupes de pression de s'exprimer.
Il faut donc agir dans des instances hors de portée des lobbies, avec une démarche très rigoureuse.
Le résultat du travail des grandes instances évoquées plus haut se traduirait en directives, en recommandations, et traités ou en lois peut-être.
Des dispositions qui appartiennent à l'arsenal traditionnel de ce type d'instances mais qui ne sont pas les seules outils imaginables pour pousser au changement : cherchons donc d'autres outils qu'il serait plus facile et plus rapide d'élaborer.
Le fonctionnement de ces outils ne reposant pas a priori sur des dispositifs contraignants comparables à des lois il devraient adopter un autre mode de contrainte qui pourrait s'exercer soit par la démonstration (de l'intérêt plus grand que tous les acteurs auraient à s'inscrire dans cette dynamique) soit par la stigmatisation, qui représente une forme de contrainte à laquelle il est parfois difficile d'échapper.
Comme il sera rarement possible de démontrer à un groupe d'actionnaires que leur intérêt (immédiat) serait de réclamer des dividendes de 3% plutôt que de 15% il faudra attaquer cette question de façon différente en excluant une stigmatisation directe de ces actionnaires : l'objectif n'est pas de porter des personnes au pilori mais de réformer.
Ce seront donc les aspects négatifs de ces taux élevés qu'il faudra viser, et le processus à mettre en place devra toujours permettre de souligner à la fois les aspects positifs et négatifs d'un processus afin de le qualifier de façon aussi juste que possible, en les présentant d'une façon telle qu'ils pourront avoir une signification claire pour chacun sans nécessiter un niveau de connaissances élevé.
Tous concernés par notre environnement (physique, biologique, matériel, social, économique...) nous en sommes tous les acteurs et portons donc une part de responsabilité dans son évolution.
Nous devons donc tous disposer des moyens de connaître les caractéristiques de cet environnement et les conséquences de nos actes et décisions.
Il faut donc mettre au point un outil universel, applicable à tous les pays, à toutes les activités, qui nous indiquerait les tendances à différentes échelles et nous permettrait de savoir si un pays, une entreprise... agit de façon neutre, positive ou négative sur l'évolution de cet environnement.
Cela nécessitera de déterminer les frontières de ce "positif" et de ce "négatif" : le guide sera l'intérêt général de l'humanité envisagé au niveau planétaire dans le sens d'une prise en compte correcte de l'intérêt de chacun.
Nous avons bien conscience que les dérèglements du climat risquent de nous porter divers préjudices qui pourront être graves, tandis que certains effets de ces dérèglements pourront générer des avantages.
Pour autant que l'automne très tempéré de 2006 sur l'Europe soit imputable à ces dérèglements nous aurons bénéficié de leur part d'un avantage à la mesure des économies d'énergie qu'il a permis de réaliser, sans que nous devions négliger l'hypothèse que "la nature" ait pu souffrir de cette chaleur anormale.
C'est donc bien au niveau global, planétaire, qu'il faudra évaluer cet intérêt général et non à l'échelle d'une région, d'un pays ou d'un continent.
Cette anomalie de chaleur nous est connue car nous disposons de relevés de température au fil de l'histoire : s'il s'agit de mesurer l'évolution d'un phénomène on ne peut se passer d'une échelle temporelle.
Cet outil universel qui nous fait défaut devra donc nous permettre des ajustements par rapport à nos actions passées : il devra pouvoir être appliqué à nos comportements d'hier, d'aujourd'hui et de demain (scénarios prospectifs) afin que nous sachions placer le curseur approprié au bon endroit pour chacune de nos actions ou décisions.
Il existe quantité d'indicateurs plus ou moins spécialisés dans à peu près tous les domaines, et dans notre monde actuel où le critère économique semble laisser loin derrière toute autre type de considération l'indicateur le plus reconnu, le plus utilisé, le plus répandu à la fois pour évaluer l'évolution de la "performance" d'un pays au cours du temps et pour effectuer des comparaisons entre les pays est le Produit Intérieur Brut ou PIB.
Nous disposons de séries historiques du PIB bien documentées probablement pour tous les pays.
Le PIB est un indice synthétique et les données qui ont permis de le calculer pour chaque pays sont également disponibles : utiliser le PIB comme la base d'un nouvel "outil universel" semble donc une bonne réponse à la nécessité de disposer d'un fil historique.
Cet "outil universel" pourrait donc se construire par adjonction au PIB de modules qui permettraient de convertir cet outil unidimensionnel (qui nous fournit uniquement une valeur et sa variation au cours du temps) en un outil multidimensionnel.
Le PIB+ acquerrait ainsi la faculté de nous renseigner sur l'impact environnemental, économique ou social de nos actions à différentes échelles (application des modules à des composantes du PIB, au CA d'une entreprise...).
Une des vertus de cet indicateur serait d'exprimer nos progrès ou dérives sous une forme monétaire qui pourrait se présenter sous une forme "bénéfice / déficit" : cette monétarisation systématique de tous les aspects de notre histoire et de nos vies pourrait être considérée comme une sorte de "sacrifice" consenti à "l'économie reine".
Mais il faut considérer qu'il ne se comprend rien mieux aujourd'hui de la part de tous que ce que nous allons perdre ou gagner en richesse : l'objectif de cet "outil universel" est que tout le monde puisse saisir facilement, intuitivement, le sens des données qu'il nous délivrera.
Ces données nous aideront à nous prononcer sur la qualité de nos pratiques, d'où nous pourrions facilement déduire si elles sont acceptables ou non.
Les pages de cette rubriques sont disponibles en un unique dossier de 10 pages au format "pdf", que vous obtiendrez en cliquant ce lien : "Du PIB au PIB+".
Egalement disponible et non encore publié en version "html" un dossier de 7 pages en "pdf" intitulé "Quels sont les enjeux de la mise en place d'un nouvel indicateur ?".
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