Les "point G" de mes surfs.
Une géographie personnelle du Web.
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On en débat depuis quelques temps déjà : quelles sont les réserves mondiales de pétrole, sont-elles surévaluées, en voie d'épuisement, quelles chances avons-nous de découvrir de nouveaux gisement d'une importance qui calmeraient ce débat et permettraient de poursuivre le développement mondial à un rythme soutenu... ?
Manquerons-nous bientôt de cette ressource qui a permis à nos civilisations de devenir ce qu'elles sont aujourd'hui, avec les avantages et les inconvénients que cela comporte ?
Que deviendrons-nous si elle nous faisait défaut, ou si sa rareté croissante poussait son prix vers des sommets qui en rendraient l'achat et l'utilisation inaccessible à la plupart ?
Et il suffira d'une augmentation de quelques dizaines de dollars le baril pour que nous connaissions des difficultés difficiles à surmonter.
Cela s'est vu lorsque le baril atteignait les 70 US$ : les ménages les moins aisés limitaient sévèrement l'utilisation de leur véhicule, le carburant leur étant devenu trop cher.
La consommation mondiale de pétrole ne cesse de croître, portée par le développement d'un certain nombre de pays, et l'on ne voit pas que la demande serait en voie d'essoufflement.
Pour l'instant le pétrole demeure abondant à un prix tout à fait acceptable pour nos sociétés : ce prix n'a pas bouleversé leur mode de fonctionnement, ne les a pas poussées à s'effondrer.
Mais l'une des conséquences de cette abondance est l'accroissement des émissions de gaz à effet de serre, dont on sait qu'ils provoque un réchauffement du climat dangereux à de multiples points de vue.
Conjurer ces dangers nécessite de consommer beaucoup moins de pétrole et cette diminution de la consommation, si nous la mettions en oeuvre, prolongerait en proportion la durée de vie des réserves connues.
Or l'une des très grandes menaces qui pèse sur notre avenir tient à la conjonction de 2 faits : l'influence de la surpêche sur les stocks de poisson, dont on nous annonce qu'ils s'effondrent jusqu'à ce que l'on envisage la possibilité d'océans déserts vers 2050, et l'acidification des eaux sous l'effet de la dissolution du >CO2 atmosphérique dans les couches superficielles.
Cette acidification freinera de façon d'autant plus efficace qu'elle sera forte (et donc que la teneur de l'atmosphère en CO2 sera élevée) la croissance des espèces de plancton qui constituent la base de la chaîne alimentaire océanique.
Atteintes sans précédents à la biodiversité, ces deux phénomènes risquent de se conjuguer pour éliminer toute vie des océans à une échéance très brève : quelques dizaines d'années.
Il nous faut donc réagir très vite pour que ces processus ne s'amplifient pas, et cette réaction devra être massive, générale, se produire dans le monde entier.
Nous avons donc le choix : réduire fortement notre consommation afin de réduire le réchauffement climatique et les atteintes diverses qu'il cause à l'environnement, et dans ce cas nous disposerons pour longtemps d'un pétrole que nous utiliserons avec parcimonie, ou bien continuer sur la lancée actuelle d'une utilisation sans frein au risque d'épuiser plus vite les réserves, avec la quasi certitute d'organiser une catastrophe mondiale de grande ampleur : la stérilisation des océans.
Je ne ferai pas l'inventaire des conséquences d'une telle stérilisation : la liste serait trop longue, et vous laisse y réfléchir...
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