Les "point G" de mes surfs.
Une géographie personnelle du Web.
Réalités virtuelles, toutes nues et commentées...
Ah ces formules qu'on invente pour marquer les esprits !
Ces petits arrangements de mots compacts comme des missiles, pointus comme des flèches, faits pour percuter les crânes...
Probablement conçus avec soin, en général, et surtout dans le monde de la politique, car les enjeux y sont grands.
Le moindre discours y est peaufiné jusqu'au dernier détail.
On sait que la plus petite parole aura un effet, on ne laisse donc rien au hasard.
Certes la langue peut fourcher et cela provoque souvent rire ou sourire, généralement sans grande conséquence.
Il y a aussi les questions imprévues auxquelles on répond sans préparation : faut-il tenir ces réponses pour nulles ou bien pour plus révélatrices de la personnalité réelle de celle ou celui qui les prononce ?
Quand on sait à quel point chaque politique soigne son expression et se trouve aidé pour cela par une équipe de rédacteurs, de publicitaires... on peut penser que le discours habituel de ce politique n'est pas un reflet très direct de sa personnalité ni de sa pensée personnelle.
Alors on pourra émettre l'hypothèse qu'une réponse non préparée à une question imprévue sera plus "révélatrice".
Nous avons eu droit à cet "Axis of evil" de Georges Bush et sa vision binaire du bien contre le mal, avec les conséquences que l'on sait.
Formule forte, on doit le reconnaître, car elle tranche dans le vif, pose une barrière infranchissable : ici le bien, là le mal et le décor est définitivement posé.
Quelle facilité, le jour contre la nuit, pas d'aurore ni de crépuscule, de temps incertain qui brouille le ciel... et pas de constat ni de pensée intermédiaire dans ce système sans nuance.
Nous voici donc depuis un bon moment déjà en France avec un équivalent très proche, car on peut trouver une grande proximité entre le bien et le vrai, le mal et le faux.
Monsieur Sarkozy avait donc choisi d'annoncer qu'il allait "parler vrai" et certains doutaient de la véracité de ce "vrai" : Crépuscule du "parler vrai".
D'autres s'interrogent sur cette stratégie : Le "parler vrai" de Sarkozy.
Il en est pour l'épingler : L'inquiétante "rupture tranquille" de Monsieur Sarkozy.
Mais qu'est-ce que la "vérité", le "vrai" ?
Est-ce ce que l'on pense pouvoir déduire d'un fait, d'une parole, d'une comparaison, d'une évaluation... ?
Le rapprochement de quelques formules nous permet-il d'approcher un peu mieux certaines "vérités" ?
Trois hypothèses :
- volonté d'affirmer une fois de plus son goût pour la provocation.
- affirmation du sentiment d'une réelle proximité
- un "entre deux" des précédentes ?
Dans les deux derniers cas... prudence, peut-être ?
Nous pourrions hériter d'un "mini Bush"...
On imagine tous les "avantages" que cela pourrait comporter...
A quand notre petit Guantanamo à nous ?
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