Les "point G" de mes surfs.
Une géographie personnelle du Web.
Réalités virtuelles, toutes nues et commentées...
L'une des céréales les plus cultivées au monde, avec le maïs et le blé, le riz est l'aliment de base d'une bonne partie de l'humanité (environ la moitié), et ceci depuis la nuit des temps.
La riziculture est donc un enjeu vital de tout premier ordre, mais c'est également un enjeu financier de grande envergure.
Ces deux facettes de la riziculture peuvent entrer en conflit dans un marché mondial très instable, soumis aux aléas des moussons, aux pressions de sociétés transnationales de l'agrobusiness, aux politiques d'exportation de certains pays et aux règlements de l'OMC.
On trouvera dans Le marché mondial du riz - Du riz à la souveraineté alimentaire un point de vue sur l'état des lieux, où l'on s'aperçoit que des pays producteurs, gros exportateurs comme le Japon ou la Thaïlande, sont obligés d'importer de 3% à 8% de leur consommation : le Japon réexporte ce riz allochtone sous forme d'aide alimentaire.
A l'instar de celui du café, du coton ou du cacao, le business du riz engendre différentes sortes de déséquilibres et agit fréquemment à l'encontre de l'intérêt des populations comme de celui des écosystèmes.
Les différentes "promesses" des riz OGM ne semblent pas avoir été tenues, pourtant la culture des riz génétiquement modifiés semblent gagner du terrain, favorisant surtout le marché des herbicides...
C'est ce que nous apprend la section "RIZ" du site "Information de marché dans le secteur des produits de base" de la CNUCED (UNCTAD) pour un rendement mondial moyen d' environ 3,90 tonnes/ha, d'environ 9,50 tonnes/ha en système irrigué intensif (Australie) et environ 0,75 tonnes/ha en système pluvial traditionnel (RD. Congo).
Ces statistiques semblent avoir oublié un mode de culture, le "SRI" ou "Système de Riziculture Intensif", qui procure dans certaines conditions des rendements encore supérieurs, et très supérieurs aux moyennes dans de nombreux pays (voir la page "Riz SRI").
Les rendements de la culture du riz dépendent de nombreux facteurs, sociaux, économiques, savoirs disponibles, adaptation des espèces à un environnement et à une mode de culture...
Mais toutes choses égales par ailleurs il a été constaté qu'ils baissent dans un certain nombre de régions, sous l'effet du réchauffement climatique :
Les simulations de croissance des cultures montrent que les rendements du riz chutent de 9% par degré de hausse de la température moyenne saisonnière.
Et nous devons nous attendre à ce que de nombreuses plantes subissent le réchauffement du climat avec les mêmes conséquences, ce qui devrait animer le débat sur l'hypothèse d'une croissance plus forte des végétaux dans une atmosphère plus riche en carbone...
On comprend l'importance stratégique des recherches visant à améliorer les rendements, l'importance de la généralisation des variétés à forte productivité et de méthode de mise en culture favorisant une productivité élevée.
Ainsi ce "Nerica bas-fond" au potentiel de rendement de 6 tonnes par hectare que l'on tente de généraliser en Afrique, et dont la mise au point a été récompensée : Docteur Moussa Sié, chercheur à l'ADRAO, lauréat du Prix international sur la recherche du riz .
La culture du riz serait la seconde activité productrice de méthane (d'origine anthropique) après l'élevage : Le riz et le dérèglement climatique.
Cette production de méthane a fait l'objet d'études et il est possible de la réduire considérablement : Réduire l'émission de méthane par les rizières.
Cependant la méthode du double drainage proposée exige une disponibilité en eau plus importante et ne s'adaptera peut-être pas à toutes les conditions locales.
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