Les "point G" de mes surfs.
Une géographie personnelle du Web.
Réalités virtuelles, toutes nues et commentées...
Obtenir 20 à 30 épis de paddy par plant alors que l'on en compte habituellement une dizaine, tel est le résultat d'une découverte due à un aléa climatique en 1983 à Madagascar.
Tentant de sauver la récolte menacée par la sécheresse le père Henri de Laulanié conseilla un repiquage prématuré du riz et obtint une production inattendue.
La méthode, qui permet en outre une belle économie de semences, a été étudiée, améliorée et s'est généralisée dans de nombreux pays, procurant des rendements inconnus jusqu'alors.
On lira sur le site Tefi saina ces relevés de rendements :
Pour la zone d'Antananarivo,
- 25% des parcelles SRI produisent entre 3418 kg/ha et 4900kg/ha
- 50% .................................................. 4900 kg /ha et 7600 kg /ha
- 25% ...................................................7600 kg /ha et 11800 kg /ha
Pour la zone d'Antsirabe,
- 25% des parcelles SRI produisent entre 1425 kg /ha et 5250 kg /ha
- 50% ...................................................5250 kg /ha et 9400 kg /ha
- 25% ...................................................9400 kg /ha et 18090 kg/ha
Des rendements qui semblent inaccessibles aux méthodes "traditionnelles" ou "productivistes" aussi bien qu'aux OGM.
Si la méthode a gagné de nombreux autres pays (une trentaine dont la Chine, les Phillipines...) elle ne s'est pas implantée partout avec un égal succès car sa conduite nécessite une formation spécifique, acquise en 2 ou 3 saisons en général, et l'intervention de 30% de main d'oeuvre supplémentaire environ.
Ces deux conditions sont difficiles à obtenir, notamment auprès de très petits exploitants parmi les plus pauvres.
Il se pose en particulier le problème d'un retour rapide sur l'investissement que représente ce supplément de main d'oeuvre : les plus pauvres ne peuvent immobiliser les sommes nécessaires, même si elles nous semblent faibles, dans l'attente d'une nouvelle récolte et de sa vente.
Pour en savoir plus il sera intéressant de lire : Le système de riziculture intensif (SRI) : Situation actuelle et perspectives d'avenir (pdf).
La méthode SRI a été reprise et dérivée notamment dans la méthode MAFF en collaboration avec le CIRAD, qui veut répondre au manque de financement des petits agriculteurs pauvres :
Les paysans ont le soucis de limiter le risque. Ils sont plus attirés par un gain immédiat et concret, que par une promesse de grosse récolte plus tard. De plus ils ne disposent souvent pas de ressources financières suffisantes en début de campagne. D'où cette idée d'améliorer la riziculture en proposant l'économie de semences tout en produisant "au moins autant" - un message qui passe bien !
Pour en savoir plus sur cette démarche on pourra lire : Projet BV Lac Alaotra - riziculture - Mise au point de la méthode MAFF
Le site supporte parfaitement l'agrandissement des polices de caractères.
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