Les "point G" de mes surfs.
Une géographie personnelle du Web.
Réalités virtuelles, toutes nues et commentées...
De toutes époques sujet de préoccupations pour les humains : quel temps fera-t-il demain ?
Le temps qu'il fera demain dépend étroitement du climat de la région, qui peut être de grande ou de faible étendue (on parle alors de micro-climat) et nous avons tous appris que l'on pouvait classer les climats en quelques grands types (tropical, océanique, tempéré, continental...).
Pour chaque climat le temps dépend des saisons mais aussi d'autres phénomènes, qui peuvent être d'ordre astronomique, varier avec les caractéristiques des masses océaniques à un moment donné...
Ces phénomènes sont nombreux, difficiles à mesurer et à comprendre : le climat nous pose des énigmes très difficiles à résoudre.
Depuis peu à l'échelle des temps géologiques son évolution a pu être influencée par les activités humaines : la combustion de matières fossiles, rejetant dans l'atmosphère de grandes quantités de gaz carbonique, pourrait avoir accru de façon notable cet effet de serre qui rend possible la vie sur Terre.
La zone où s'est développée la vie, la biosphère, est fragile : quelques degrés de plus ou de moins de température moyenne donneront lieu à un climat très chaud ou à une glaciation, et du point de vue de ces moyennes plus ou moins 5°C changent absolument tout, on passe de l'aride chaud à la glace.
Les mesures comparatives effectuées jusqu'à maintenant sont sans appel : l'atmosphère a été très rapidement enrichie en gaz carbonique (CO2).
Mesures réalisées sur les teneurs de l'atmosphère actuelle et sur les teneurs passées grâce à divers procédés, dont la mesure des bulles d'air enfermées dans de très anciennes glaces : il n'y a donc aucun doute à avoir sur cette augmentation, elle est réelle, récente et importante.
Est-elle due aux activités humaines ?
On note une très forte corrélation entre la courbe de consommation en énergies fossiles et l'évolution de la teneur en CO2 de l'atmosphère, la force de cette corrélation peut tenir lieu de preuve de l'influence humaine sur cette teneur.
En augmentant l'effet de serre ce CO2 entraîne une augmentation de la température globale de la biosphère.
Si la très grande majorité des scientifiques spécialistes du climat, de l'atmosphère et d'un certain nombre de disciplines directement concernées par ce phénomène (rassemblés au sein de l'IPCC ou GIEC) s'accordent sur l'origine humaine de l'augmentation du CO2 atmosphérique, et sont assez largement suivis par les opinions publiques de la plupart des pays, cette thèse est contestée de diverses manières, souvent dans l'objectif de dédouaner l'homme de l'influence qu'on lui accorde.
Cette contestation a des conséquences : ne tenant pas l'homme pour responsable, et ne considérant pas que la combustion de matières fossiles est la cause de cette augmentation du CO2 atmosphérique, il n'y a pas lieu de modifier nos modes de vie et de réduire le volume de ces combustions.
Or notre mode de vie repose entièrement sur les combustibles fossiles, dont les réserves tendent à s'épuiser et pour ce qui est du pétrole à une échéance probablement assez brève.
Nous disposons par contre au niveau mondial de fortes réserves en charbon, schistes bitumineux, lignite... dont il serait possible de tirer des combustibles liquides capables de se substituer au pétrole dans bien des cas.
Ainsi la question se pose en ces termes : réduire de façon massive notre consommation en énergies fossiles afin de ne pas amplifier cette teneur de l'atmosphère en CO2 et l'effet de serre accru qui en résultera, ou bien continuer comme si de rien n'était, sans rien changer à nos modes de vie.
Continuer comme si de rien n'était, cela signifie poursuivre cette croissance de l'extraction / consommation d'énergies fossiles qui et actuellement voisine de 2% par an au niveau mondial, avec de sérieuses raisons de penser que "le marché", s'il devait régner en maître, en demandera bientôt plus.
Les contestataires de la thèse du GIEC ne nous ont pas expliqué de façon crédible d'où venait ce CO2 atmosphérique supplémentaire et ils ne nous ont pas non plus indiqué où il irait, s'il demeurerait dans l'atmosphère ou viendrait se combiner d'une façon ou d'une autre avec la matière, vivante ou non, afin que la teneur en carbone atmosphérique ne croisse pas indéfiniment.
Or nous connaissons assez bien un certain nombre des cycles du carbone, un élément fondamental de la vie, et nous en ignorons d'autres...
Et parmi les cycles que nous connaissons nous savons que la plupart d'entre eux sont sensibles à un grand nombre de paramètres, comme la température : certains ne "fonctionnent" que pour une fourchette de températures bien délimitée.
Quelle que soit la provenance de ce CO2 nous savons par exemple qu'une certaine quantité se dissoudra dans les océans, provoquant une acidification des eaux qui pourrait mettre en péril les planctons à carapace calcaire, base d'alimentation de très nombreux organismes.
Nous savons que les plantes, les sols absorbent du carbone mais il semble que des phénomènes de seuils liés à des paramètres divers peuvent réduire ou stopper cette absorption...
Nous ne pouvons compter avec certitude sur aucun mécanisme naturel pour absorber le carbone surnuméraire et ramener l'atmosphère à une teneur plus raisonnable, nous devons par contre tenir compte du fait que le réchauffement de certaines régions pourra avoir des effets très néfastes : par exemple la fonte des sols gelés en permanence (permafrost ou pergélisols) nord américains ou sibériens relâchera dans l'atmosphère de très grandes quantités de méthane, plus de 20 fois plus puissant que le CO2 du point de vue de l'effet de serre.
Nous devons examiner 3 hypothèses afin de décider de notre comportement : la combustion d'énergies fossiles est-elle la cause unique, la cause majeure ou relativement majeure, ou une cause relativement mineure de l'augmentation de la teneur en CO2 atmosphérique et de celle de l'effet de serre ?
Si cette combustion constitue la cause principale nous devons évidemment réduire très vite et de façon très importante notre consommation en énergies fossiles.
Si cette combustion n'est qu'une cause parmi d'autres, mais d'une importance voisine de ces autres causes, nous devons également réagir.
Si enfin cette combustion est une cause mineure, la cause majeure étant par exemple une variation d'activité des taches solaires comme certains sembleraient le souhaiter sans l'avoir démontré, nous devons aussi réagir car nous savons qu'un certain nombre de phénomènes se manifesteront par paliers, avec ce que l'on appelle des effets de seuils.
Admettons un instant que ce renforcement de l'effet de serre qui provoque un réchauffement global de la planète soit pour 90% imputable à la variabilité des taches solaires ou tout autre phénomène et seulement 10% à la combustion d'énergies fossiles, nous devons envisager la possibilité qu'une réduction de nos émissions de CO2 nous évite de rejoindre des seuils qu'il serait catastrophique d'atteindre, ou nous permettrait de retarder le moment où nous parviendrions à certains de ces seuils, nous donnant donc le temps de nous préparer à affronter de grandes difficultés à venir.
Puisque personne n'a jamais identifié de "puits à carbone" absolument fiable en toutes conditions (Zones d'ombre sur le cycle du carbone et Effets anthropiques, Cycle du carbone) et capable de débarrasser l'atmosphère de celui que nous y injectons par la combustion de ressources fossiles nous devons considérer qu'une partie importante de ce carbone y demeure même s'il existe une autre cause au réchauffement global de la biosphère.
Cela signifie que la température moyenne de la biosphère continuera de croître proportionnellement avec la teneur en CO2 de l'atmosphère.
Nous venons de voir que si la cause principale est d'origine astronomique nous devons tenter d'éviter des seuils néfastes ou de repousser le moment où ils seront atteints : cela nécessite de notre part une réaction de très grande ampleur, très rapide, car l'enjeu est peut-être de diminuer de 50% ces 10% qui nous seraient imputables afin de nous donner le maximum de chances de succès.
Mais si nous ne contestons pas les thèses du GIEC notre réaction doit être tout aussi prompte et d'une ampleur comparable, car nous voyons aujourd'hui à l'oeuvre un certain nombre de conséquences très dangereuses du réchauffement général de la biosphère et nous pouvons raisonnablement supposer qu'il en apparaîtra d'autres.
Réagir serait-il appliquer un "principe de précaution" contestable du fait qu'il nous mènerait à prendre des mesures contraignantes sans que nous sachions si elles sont réellement pertinentes à tous points de vue ?
Toute mesure visant à réduire nos émissions de CO2 sera pertinente quelle que soit l'origine principale de l'augmentation de la teneur en CO2 de l'atmosphère, nous venons de le voir, parce-que ces mesures nous donneront des chances d'éviter une amplification de phénomènes aux conséquences dramatiques.
Les dangers sont ici bien identifiés, nous savons qu'ils nous attendent et il ne relève plus de la "précaution" que de tenter de les juguler, mais d'une course contre la montre afin de limiter l'ampleur des dommages qu'ils nous causeront.
Ces dommages sont multiples et ont été largement décrits, nous en voyons certains à l'oeuvre dès aujourd'hui : notre seule solution sensée est de réagir si nous voulons essayer de conserver une planète vivable.
Car il nous faut être conscients que tout ce que nous pourrons faire relèvera d'autant plus de l'ordre de la tentative que nous agirons tard et faiblement.
Que toute personne qui voudrait disposer de certitudes absolues, incontestables, scientifiquement démontrées sur tout ce qui se rapporte à cette évolution du climat actuel vers un réchauffement global soit bien consciente qu'il n'est pas possible aujourd'hui de tout "prouver".
La démarche qui consisterait à nier un ensemble de connaissances bien établies au prétexte que nous n'avons pas fourni de démonstration "scientifique" ne tient pas pour la simple raison que ce type de démonstration est impossible dans un certain nombre de cas.
Lorsqu'il s'agit de la biosphère il est possible de constater (évaluer, mesurer...), de tirer des théories de ces constatations et de tenter de démontrer ces théories par différents types de modélisations, à l'exclusion de tout essai en "grandeur nature" car nous ne disposons pas de "milieux d'essais" qui nous permettraient ce type de test.
C'est donc par le relevé et l'étude d'une multitude d'indices que nous pouvons suivre et connaître la nature de l'expérience grandeur nature que nous vivons tous à notre corps défendant, en étant bien conscients que chaque jour nous ajoutons quelques gouttes d'acide (CO2) dans l'éprouvette.
L'ensemble des certitudes que certains demanderaient aujourd'hui, seuls auront quelques chances de les avoir ceux qui auront survécu à un ensemble de crises actuelles et à venir, environnementales, économiques, politiques, sociales...
S'ils en disposent un jour, ce sera dans un lointain "demain".
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